La dépendance

10 08 2009

La dépendance débute très tôt à l’enfance avec le parent du sexe opposé, l’enfant qui vit un manque affectif, l’enfant croit que c’est de sa faute si son parent du sexe opposé ne lui démontre pas son amour (c’est la perception de l’enfant et non la réalité).

L’enfant croit que s’il est plus aimable, s’il fait beaucoup de choses, s’il se fait remarquer, là il recevra l’attention, l’amour et l’affection dont il a besoin. Et lorsqu’il s’aperçoit que ça ne fonctionne pas, il décide de faire le contraire de ce que le parent attend de lui. Il se révolte, se drogue, mange sans arrêt, ou encore sombre dans l’alcoolisme.

L’enfant devenu adulte cherche sans arrêt l’amour à l’extérieur de lui et développe des dépendances physiques ou émotionnelles. La personne dépendante est en générale une personne hyperémotive. Elle vit des attentes, d’émotions et de peurs comme celle de perdre la personne aimée, ce qui engendre souvent de la JALOUSIE et des drames familiaux qu’on voit de plus en plus dans l’actualité.

Comme il est impossible de recevoir toujours d’autrui une attention continuelle et même si elle l’obtenait, sa satisfaction ne serait que temporaire, puisque c’est toujours à recommencer, on ressent un vide intérieur qu’on remplis de bouffe, magasinage, de jeux, d’alcool.

Dans un couple si un est dépendant l’autre l’est aussi, la dépendance est mutuelle dans un couple. Un semble dépendant quand l’autre semble indépendant, en réalité, ce dernier est dépendant de la dépendance de l’autre. Quand on dépend d’une autre personne pour son bonheur et que l’autre relève de nous pour être heureux, la charge affective devient alors beaucoup trop lourde et on finit par craquer.

Comment se guérir de la dépendance ? par un travail sur soi, une acceptation de soi, avec l’aide d’un intervenant c’est possible. Car la reconnaissance de soi, l’amour pour soi, la satisfaction de nos réalisations, nous amènent une paix intérieur et nous permet de vivre dans son moment présent.

* Extrait Le Grand Guide de l’Être de Lise Bourbeau

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4 responses

14 09 2009
Sophie-Luce Morin

J’ai aussi traité de la dépendance affective dans mon article : « De l’amour à tout prix ! » Je trouve ça tellement tellement l’fun de pouvoir naviguer ainsi d’un blogue à l’autre, d’une surprise à l’autre, avec le sentiment d’en apprendre un peu plus chaque fois ! Bon succès à toi !

16 09 2009
Carole

Merci de ton intérêt, c’est fascinant comme nous sommes bons pour se compliquer la vie, car nous avons beaucoup d’outils à notre portée pour nous aider à guérir de certaines dépendances et surtout de trouver d’où part notre dépendance…
Surveiller bien mes infolettres sur différents sujets.
Au plaisir
Carole Vallée relation d’aide

15 09 2009
Richard

Ton article, Carole, et celui de Sophie-Luce, me rappellent la chronique couple d’Yvon Dallaire (Journal de Montréal du 23 août 2009) que j’ai gardée en revenant du Normandin l’autre jour :- )

Dans sa chronique intitulée « La juste distance » (que je n’ai malheureusement pas retrouvée dans la site de Canoe), en gros, Dallaire parle de la juste distance à établir dans le couple, entre la fusion étouffante et la différenciation. Il fait une synthèse extrêmement lumineuse du passage de la dépendance à la contredépendance, puis vers l’indépendance et enfin l’interdépendance qui assure au couple une base solide sur laquelle bâtir leur relation.

C’est intéressant ce qu’il écrit : « Seules les personnes ayant acquis leur indépendance émotionnelle, aprrivoisé leur solitude et assumé la responsabilité de leurs besoins, y compris de leur besoin d’intimité, peuvent faire partie des couples heureux. La différenciation, ou juste distance, est la véritable base de l’intimité, non la fusion ou la passion. »

16 09 2009
Carole

C’est tout à fait vrai ! il faut acquérir une estime de soi, un amour de soi, avant de donner son amour à un autre, car on ne peut donner ce que l’on a pas.
C’est beaucoup moins souffrant lorsqu’on se donne tout l’amour à soi et si on vit une peine d’amour elle est beaucoup plus tolérable, car on s’apprécie avant tout, on sait ce que l’on vaut et la vie continue vers un nouvel amour qui saura nous apprécier à notre juste valeur. On arrête d’être en attente envers les autres qu’ils nous rendent heureux, car nous avons le bonheur en nous il faut juste enlever quelques étages de souffrance pour trouver le vrai être qui nous habite.
Au plaisir de te relire.

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